Les membres du club ont sélectionné 9 BD dont la forme, les genres, les horizons sont différents. Puis ils ont réalisé un questionnaire de 20 questions portant sur la sélection.
Le concours se déroule au CDI il faut donc s'inscrire auprès des documentalistes qui vous remettront les questionnaires.
Vous avez 15 jours pour les remplir puis une fois conplété les réponses doivent êtres remises dans la boîte prévue à cet effet.
Les résultats seront communiqués à la rentrée des vacances de
pâques et le ou les gagnants se verront récompensés!!!!!
Il est à la disposition des élèves qui en font la demande pour :
- s'informer sur les formations et les métiers, quels que soient les niveaux et les domaines. Les élèves ont maintenant à leur disposition les fiches CIDJ.
- saisir leur CV et rédiger leurs lettres de motivation, avec un coaching sur demande. Deux postes informatiques avec imprimante sont spécialement réservés à cet effet.
- prendre rendez-vous avec les conseillères d'orientation.
L'Espace Orientation est ouvert sur les heures d'ouverture du CDI :
... r e n c o n t r e ... v e r s l'i n c o n n u...
La rencontre, c'est le point de départ d'un cheminement collectif, tout au long des ateliers.
Aux premières et très matérielles questions de la rencontre initiale succède la confrontation avec la matière même de l'écriture, matériau brut qu'il s'agit de transformer. Nous sommes au coeur de l'atelier.
Le travail avance par franchissements successifs : décrire d'abord la salle de classe, puis le centre commercial dans sa globalité, puis un lieu précis du centre, au choix, en utilisant les sens... à l'exception de la vue.
Et c'est à ce point précis que peut s'opérer la bascule vers une écriture "différente", la plongée dans l'inconnu de l'écriture de création.
" Si je touche mes étagères, je sentirai la poussière. Si je touche mes murs, je sentirai le papier qui a vécu mes coups de stylo quand j'avais dix ans. Si je touche mes murs, je sentirai mes larmes, après la rouste que mon père m'a fichue. Si je touche les murs, je sentirai, je verrai mes parents qui ne s'aiment plus.
Si je goûte ma salive, je me sentirai toucher le fond, je n'entendrai rien, j'aurai un goût amer à l'idée de partir et un désir de revanche croissant."
Patrick GOUJON, dans "Moi non"
... é c r i t u r e ... C o m m e n t d é c r i r e u n l i e u i n c o n n u...
Il est possible d'écrire un lieu inconnu, de différentes manières.
La première solution est d'utiliser sa subjectivité, de mobiliser sa sensitivité et ses émotions. Une ville située dans un pays nordique peut ainsi être ressentie comme repliée sur elle-même, méfiante, voire hostile, avec tout ce que cela peut suggérer.
La deuxième solution est d'utiliser la subjectivité et la description précise d'un lieu qui constitue le contraire du lieu inconnu. Confronter par exemple la Laponie avec une région française que l'on connaîtra bien, permettra d'exprimer des émotions précises (nostalgie, appréhension, ou à l'opposé curiosité et soif de découverte), révélatrices du contraste ressenti.
Moi non, qui est le premier roman de Patrick Goujon, s'est vendu à 4 000 exemplaires depuis sa sortie, en 2003. Il y a deux grandes "rentrées" littéraires dans l'année : celle de septembre, puis celle de janvier, pour les auteurs qui sont plutôt déjà connus.
MAIS, PEUT-ON VIVRE DE CE METIER ? ET D'AILLEURS, EST-CE UN METIER ?
Ainsi, une question en apparence anodine ouvre une cascade d'interrogations
Seulement 5% des écrivains peuvent vivre de leur activité, ce sont principalement des personnalités médiatiques. Les autres ont une autre activité, qui leur permet de vivre, pour pouvoir continuer à écrire. Un autre écrivain, Jacques Séréna, dit que l'on écrit envers et contre tout, envers et contre tous, y compris soi-même...
... écriture...
Paradoxalement, plus on parlera de choses précises, plus on touchera à l'universel. Dans la description d'un centre commercial, le lecteur ne se sentira pas concerné quand l'écrivain évoquera des activités vagues comme "faire les magasins" ou "faire la queue aux caisses". Au contraire, qui n'aura pas un sourire d'amusement ou un souvenir précis qui refera surface quand il lira que les adolescentes empruntant l'escalator profitent de la surface métallique avoisinante pour se recoiffer ?
Patrick GOUJON a rencontré l'ensemble des élèves de 112C et de 204. Les séances se déroulent en demi-groupes, peu à peu s'instaure une proximité...
Au-delà du dispositif institutionnel, la "résidence" est avant tout une rencontre.
Deux mondes : l'école, cadre rassurant des plages horaires, des programmes, puis l'auteur, l'inconnu qui a écrit ces livres épais à la couverture rébarbative.
Rencontre...l'écriture ne peut naître que d'une synergie. Reste donc à s'apprivoiser mutuellement, par le jeu des questions.
POURQUOI LES COUVERTURES DE VOS LIVRES SONT-ELLES COMME çA ?
Le "comme ça", c'est La Blanche de Gallimard. Son prestige lui suffit, l'habille...dans le monde des Lettres. Mais dans le monde du Lycée, les élèves ne la connaissent pas. D'où des développements nécessaires sur le choix d'un éditeur, la politique éditoriale, les risques pris pour lancer tout nouvel auteur, l'image propre à chaque maison d'édition.
Il y a bien les jaquettes de couleur, pour attirer l'attention du lecteur potentiel, mais une jaquette, c'est cher - à peu près la moitié du prix du livre ! L'éditeur se le permet pour les livres dont il attend un volume de ventes important.
OUI, MAIS VOUS ALORS, VOUS AVEZ VENDU COMBIEN DE LIVRES ?
(...la suite la semaine prochaine)
... é c r i t u r e s ...
La précision
Ecrire un texte, c'est le donner à voir au lecteur : intuitivement, il va se le représenter à partir des seuls mots lus, mais aussi en fonction de sa propre subjectivité. Le texte se doit donc d'être précis, afin de montrer exactement ce que l'auteur veut que le lecteur voie.
C'est la raison pour laquelle des adjectifs comme "bien", "cool", super" ne sont pas porteurs de sens dans l'écriture. "La mer était bien" ne connote rien de précis sur les sensations qu'elle a pu provoquer sur l'auteur et qu'il tente de transmettre au lecteur. fraîcheur ou tiédeur de l'eau, goût salé, piquant ou agressif, ressac fougueux ou berceur, reflets du soleil sur les lames déferlant au loin, tout cela se perd quand on sacrifie à la facilité du "bien".